De Maun à Windhoek – 5 jours, 825 km

Le 23 avril, nous sommes partis de Maun, au Botswana, en direction de la capitale namibienne : Windhoek. La semaine s’annonçait longue, avec des bonnes distances à chaque jour : 157, 140, 207, 162 et 159 km, pour un total de 825 km en cinq jours. Toutefois, nous devions être aidés par un vent de dos la majeure partie du temps, selon la direction des vents dominants dans la région.

La première journée, nous avons effectivement eu un vent de dos, ce qui m’a permis de compléter les 157 km en 6h30 en incluant les arrêts, une excellente performance dans mon cas. Le lendemain, nous avions un vent de dos jusqu’au lunch, puis ça s’est gâté : j’ai donc pris le même temps pour faire 140 km que pour les 157 de la veille.

Là où c’est devenu vraiment difficile, par contre, c’est le troisième jour, où nous devions rouler 207 km. La fatigue des trois derniers mois et deux bonnes averses ajoutaient au défi de la distance, mais c’est surtout le fort vent de face que nous avons eu pendant les deux tiers du trajet qui nous a fait mériter notre souper… heureusement que le vent a tourné pendant les 60 derniers km, car je n’aurais probablement pas été en mesure d’arriver au camp avant le coucher du soleil. Au final, les 207 km m’ont pris 12h30 à faire, en incluant les arrêts et le passage des douanes vers la Namibie (une trentaine de minutes).

Le lendemain, malgré la fatigue, j’étais sur la route un peu avant 6h pour pouvoir prendre mon temps pour les 162 km que j’avais devant moi. Les premiers 16 km m’ont pris 1h, ce qui n’est jamais très motivant, mais ça s’est mis à mieux aller par la suite, et je suis arrivé dans la ville de Gobabis (au km 110) vers midi. Après être arrêté au guichet automatique pour retirer des dollars namibiens, je me suis rendu dans une boucherie/pâtisserie qui nous avait été recommandée par les organisateurs du voyage pour ses bons gâteaux. Il n’y avait malheureusement plus de gâteaux, car les stocks de la journée avaient été dévorés par des cyclistes affamés qui étaient arrivés avant moi… j’ai donc opté pour un « steak burger », un genre de hamburger avec une tranche de steak à la place de la boulette de steak haché. Quand je l’ai reçu, j’ai compris que les Namibiens s’y connaissaient en matière de protéines, probablement grâce à leur héritage allemand : la tranche de steak dans mon burger devait faire un bon 225 g (une demi-livre), et ce dernier contenait aussi du fromage et un œuf cuit… pas si mal pour environ 6$. Je suis resté une bonne heure et demie dans le restaurant car il s’était mis à pleuvoir très fort dehors, puis je suis retourné sur mon vélo pour compléter les 52 km restants en près de 3h. Longue journée donc…

La dernière journée du segment a elle aussi été compliquée par des vents de face, avec un segment de 10 km entre l’aéroport de Windhoek et la ville-même qui m’a pris 1h. Heureusement, tout le trajet n’a pas été aussi pénible, et je suis arrivé à Windhoek vers 14h. Un peu avant d’arriver à l’intersection de l’avenue Robert Mugabe (oui oui!), j’ai vu un magasin de vélo, mon premier depuis le début du voyage. Je suis donc arrêté pour acheter un nouvel axe de pédalier, mon ancien étant plutôt usé. Le magasin n’avait qu’un Shimano XTR, assez haut de gamme, de compatible avec mon vélo dans son inventaire, et j’ai donc payé l’équivalent de 100$ pour mon nouvel axe de pédalier… mais c’est le prix à payer pour en avoir un en Afrique. Après avoir fait cet achat, je me suis dirigé vers notre camp.

Windhoek

Le soir de notre arrivée à Windhoek, je me suis joint à une trentaine de membres de notre groupe pour aller chez Joe’s Bierhouse, un restaurant bien connu de Windhoek qui sert de la bière, comme son nom l’indique, mais aussi des viandes exotiques. C’est ainsi que j’ai goûté à mon premier steak de zèbre à vie. La portion était généreuse, et la viande était très bonne. Ça goûtait un peu comme le bœuf, ou possiblement comme le cheval (mais ça fait trop longtemps que j’ai mangé du cheval pour comparer).

Windhoek n’étant pas une ville très touristique, il n’y a pas d’attraction majeure à visiter (certains locaux nous ont dit que la meilleure chose à faire était d’aller au cinéma…). J’ai donc profité de notre journée de repos pour me reposer et pour trouver un café internet où j’étais content de payer 5$ de l’heure pour l’accès à internet, car la connexion était relativement rapide, pour la première fois depuis que j’ai quitté l’Égypte. J’ai donc réussi à faire tout ce que je voulais (courriels, blogue, réservation hôtel au Cap, etc.) en 1h30, alors que ça m’aurait probablement pris 5h pour accomplir les mêmes tâches dans la plupart des cafés internet que j’ai visités durant le voyage.

En vrac

Cette annonce d’un magasin de meubles au Botswana à attiré mon attention : achetez l’ensemble de meubles pour 9999 pulas, ou 24 mensualités de 799 pulas en plus d’un dépôt de 1100 pulas (ce qui revient à payer plus du double!). Je sais que l’inflation est plus élevée au Botswana qu’au Canada et que le taux de défaut sur les prêts est probablement supérieur, mais quand même…

Annonce de meubles

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Une réponse à De Maun à Windhoek – 5 jours, 825 km

  1. Jonathan Sevigny dit :

    J’ai hâte que tu aies accès à une bonne connexion Internet car ce billet manque de photos !

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