De Windhoek à Sesriem – 3 jours, 321 km

Le 29 avril, nous avons entamé la dernière section du voyage (14 jours de vélo et 2 jours de repos) en quittant Windhoek vers Sesriem, un trajet de 321 km que nous allions faire en 3 jours. Avant de quitter Windhoek, nous avons été avisés que les chemins de terre et de gravier qui nous attendent jusqu’à la frontière sud-africaine (8 jours de vélo plus tard) sont généralement en très bon état. Toutefois, la Namibie connaît présentement son record des 70 dernières années pour la pluie, alors certaines routes pourraient être endommagées. Sachant cela, et fidèle à mon habitude pendant ce voyage, je me suis préparé mentalement pour le pire, tout en espérant le mieux (prepare for the worst, hope for the best).

La première journée commençait par ce que notre chef de groupe a décrit comme étant « a nice warm-up », c’est-à-dire une montée d’environ 400 m vers l’extérieur de Windhoek. De là, nous avons pu observer la végétation semi-désertique du Kalahari dans un beau décor montagneux.

Végétation du Kalahari

Nous avons ensuite pu redescendre ce que nous avons monté, et avons profité de bons vents de dos (enfin!) pour le reste de la journée. La journée n’a donc pas été trop difficile.

Descente dans le désert

Le lendemain, nous avons profité d’une route en assez bonne condition en début de journée, avec de très beaux paysages.

Beau paysage

Nous avons ensuite été avertis que de bonnes pentes s’en venaient, alors que nous allions monter un col puis redescendre vers un plateau dans le désert.

Pentes abruptes. Interdit aux camions, remorques et caravanes.

Peu après, nous avons dû marcher à côté de nos vélos pour traverser une mare de boue où un camion était pris.

Mare de boue

Après avoir traversé quelques autres mares de bout et monté une bonne côte, nous sommes arrivés en-haut du col, où nous avions une superbe vue sur le plateau devant nous. Pour vous donner une idée, j’ai été presque aussi émerveillé en voyant la scène devant moi que lorsque j’ai vu le Grand Canyon pour la première fois. Aucune photo ne peut rendre justice à un tel paysage – peut-être un film IMAX, et encore… – alors je suis bien content de l’avoir vu de mes propres yeux. Ceci dit, voici quand même quelques photos pour vous donner une idée.

Plateau du Namib

Moi devant le plateau du Namib

Après être arrêté une trentaine de minutes pour admirer le paysage devant moi, j’ai entamé la descente vers le plateau du désert. Cette descente était assez abrupte, avec un gradient moyen de 12,5% pendant 4 km – et certains segments étaient presque plats, ce qui implique que d’autres avaient une pente supérieure à 12,5%. Heureusement pour nous, les segments les plus abrupts avaient été pavés avec du pavé uni, ce qui les rendaient un peu moins dangereux. J’ai tout de même fait très bon usage de mes freins à disques…

Descente en pavé uni

Les 45 km suivant la descente jusqu’au camp ont été difficiles pour moi à cause de la chaleur et des ondulations sur la route, mais j’ai été bien récompensé en arrivant à destination : de la délicieuse tarte aux pommes et des muffins au son m’attendaient. En effet, un boulanger/pâtissier a ouvert un commerce dans la petite bourgade de Solitaire en 1992, est devenu réputé pour sa tarte aux pommes, et en produit maintenant plus de 100 kg par jour pour les touristes de passage. Les portions sont assez généreuses, faisant probablement autour de 1000 calories, mais mon morceau de tarte m’a ouvert l’appétit, et c’est ainsi que j’ai pu réaliser que ses muffins au son étaient tout aussi bons. J’ai complété ma collation avec une barre de crème glacée achetée à la station-service et un petit sac de chips pour les électrolytes. Et oui, je perds quand même du poids durant ce voyage…

La troisième journée, nous avons encore une fois profité d’un intéressant paysage. La montagne suivante, à la forme particulière, se dressait devant nous pour la majeure partie du trajet.

Montagne

D’autres montagnes et petits lacs créaient aussi de bonnes occasions photos :

Beau paysage

J’ai profité pleinement de la courte journée de 83 km et du vent de dos qui nous accompagnait et je suis arrivé au camp un peu avant midi. C’est alors que j’en ai profité pour prendre mon deuxième dîner de la journée, puis pour m’inscrire pour un voyage en autobus vers les dunes de sable de Sossusvlei le lendemain. J’ai ensuite pris le reste de l’après-midi relax et rédigé ce billet pour mon blogue. Je vous reparlerai de Sossusvlei dans un prochain billet.

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3 réponses à De Windhoek à Sesriem – 3 jours, 321 km

  1. JP dit :

    EPIC BEARD PL ! ça d’lair super ce fameux plateau, as-tu pris une série de photo pour les coller ensemble et faire un panoramique ?

  2. Jonathan Sevigny dit :

    Avec la présence de lacs et de boue, je suppose que la pluie ne doit pas être extrêmement rare ?

    Je te lève mon chapeau; je ne sais pas comment tu fais pour endurer la combinaison de cheveux longs et barbe, température chaude et casque de vélo !

    • Pierre-Luc Soucy dit :

      La pluie n’est pas extrêmement rare (la région est un désert semi-aride, et non pas complètement aride)… mais 2011 est une année record pour la pluie aussi. C’est supposé être très différent en temps normal.

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